Etape 1: Château-Renault - Tours

 

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La RN 10 entre donc en Indre et Loire, le cinquième département qu'elle traverse sur près de 80 kilomètres via Château-Renault, Tours et Sainte Maure de Touraine pour ne citer que les étapes les plus importantes. Cet itinéraire, relativement récent, date de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Le tracé de la grande route d'Espagne est alors modifié au profit de Châteaudun, Vendôme et Tours abandonnant le passage par Orléans, Blois et La Haye (Descartes).

 

C'est à l'entrée nord de Château-Renault que la RN 10 perd son appellation route nationale pour D 910, ceci depuis son déclassement en 2006. Pour l'anecdote, c'est le tronçon de huit kilomètres reliant Château-Renault à l'autoroute A 10 qui est aujourd'hui classé RN 10.

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Mais revenons à la "vraie" RN 10 historique qui aborde Château-Renault (km 202) par l'ancien Champ de Foire visible sur la photographie de droite. Notez aussi les pionniers de l'auto au volant de leur engin en provenance de Vendôme. Les platanes ont depuis fait place à l'urbanisation de cette petite ville du nord de la Touraine perchée sur un coteau dominant la confluence entre la Brenne et le ruisseau du Gault. Château-Renault fut pendant longtemps un petit centre industriel dédié aux métiers de la tannerie et du cuir. 

  

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La RN 10 "serpentait" dans la ville en empruntant la rue de la République, visible ci-contre à la fin des années 1930. Comme dans toutes les petites villes on trouvait à Château-Renault un ravitaillement en carburant (plaque Esso à droite) et une incitation à la consommation d'apéritifs (Kina, Byrrh) !

 


La route est déviée en 1969 par une voie rapide qui effleure la ville à l'ouest, visible sur cette photo prise par Gérard (encore merci !) en avril 1971 à l'entrée nord de la ville.
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La déviation du centre-ville a considérablement fluidifié le trafic, faisant disparaitre l'un des nombreux "points noirs" du trajet vers l'Espagne !

 chateau-renault2-1.jpgPhotographiée à la fin des années 1970, la rue de la République a retrouvé sa tranquilité. On peut apercevoir en arrière plan les vestiges du donjon (XIIe) du château. Une Renault 6 et une Golf tiennent compagnie à un VéloSolex et à deux autres cyclomoteurs qui attendent sagement leurs pilotes devant le bar…


 
La RN
10 quitte Château-Renault et parcourt le plateau de la Gâtine tourangelle avant de franchir la petite vallée du Madelon où se trouve le hameau de la Grande Vallée (commune de Villedomer).

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Photographiée ici en provenance de Paris, la descente est assez raide. Elle est particulièrement dangereuse en cas de pluie et surtout de verglas. On peut encore y voir une publicité murale pour le Crédit Lyonnais de Château-Renault.


Le hameau a été très longtemps dynamisé par la présence d'un café-restaurant dont les origines pourraient remonter au Premier Empire. Napoléon Ier aurait, en effet, demandé la création d'un établissement permettant aux troupes en route pour l'Espagne de pouvoir s'y ravitailler.
Racheté par la famille Romian en 1892, le café-restaurant restera une affaire de famille pendant quatre générations !

 la-grand-vallee-01-1.jpgSur ce premier cliché, l'établissement accueille aussi bien les automobilistes (on aperçoit deux Peugeot 203, une Renault 4 CV ainsi que des « caisses carrées » des années 1920) comme les chauffeurs routiers (notez le panneau "Les Routiers"). Une grande publicité pour le cognac Bisquit orne le pignon d'une maison.

 la-grand-vallee2-1.jpgSur cette photographie colorisée des années 1960, le petit restaurant s'est transformé en un vaste établissement. Des clients se rafraichissent à la terrasse. Le panneau "Les Routiers" est toujours là mais beaucoup plus proéminent et bien dans l'axe de la route.

 la-grand-vallee3.jpgLe bar et le restaurant sont aujourd'hui fermés, les bâtiments ont pris une teinte douteuse. On distingue à gauche une grande salaison de Touraine réputée pour ses rillettes et ses andouillettes.

 

la-grand-vallee4.jpgTrès belle vue de la Grande Vallée au début du XXe siècle. La route poursuit vers le sud en remontant sur le plateau de la Gâtine tourangelle. La maison à l'extrême gauche n'est pas encore devenu café-restaurant mais on peut y ravitailler sa moto et la faire réparer. Une publicité pour le "Tours garage" est placardée à droite. 


 

La RN 10 poursuit son chemin vers le sud pour atteindre la petite ville de Monnaie (km 216). La route traverse entièrement la commune et reste aujourd'hui encore très fréquentée. Les riverains demandent une déviation depuis des années, ils ont obtenu pour le moment l'interdiction de la traversée de la commune par les poids-lourds.

 monnaie-01-1.jpgLa rue Nationale, en venant de Paris, particulièrement animée au début du XXe siècle. Le maréchal-ferrant est en pleine activité, le temps des autos n'est pas encore venu.

  monnaie-03-1.jpgLa même rue, photographiée un peu plus haut,  dans les années 1930. Parmi les nombreux commerces liés à la RN 10, trois hôtels-restaurants accueillaient les clients de passage dont le Coq Hardi situé à l'entrée nord de la ville.

 

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Le Soleil Levant (estampillé "Les Routiers") dans les années 1950. On peut y déguster, comme le suggère le panneau, du vin de Vouvray produit sur les coteaux de la Loire à quelques kilomètres de là.  Une Traction remonte la rue vers Tours tandis qu'une Juvaquatre stationne devant le restaurant.

Monnaie garde quelques traces de l’intense activité de la RN 10, des publicités murales surtout.


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Belles publicités pour les accumulateurs (batteries) luxembourgeois Tudor, probablement des années 1930.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 monnaie-06.jpgPublicité de la fin des années 1960 pour le premier grand centre commercial de Tours "La Petite Arche" qui ouvre ses portes en 1969 le long de la RN 10. C’était à l’époque "Le plus grand centre commercial de la région" et "sur votre route à 10 (?) minutes" comme le vante la publicité.

L'enseigne SUMA est remplacée par la non-moins célèbre Mammouth au début des années 1970 puis Auchan à la fin des années 1990.

Pour l'anecdote, ce centre commercial disposait sur son parking d'une véritable arche dessinée par Yvon Le Blay et réalisée en bois lamellé collé par les établissements Breton. Haute de plusieurs mètres, elle fut déposée au milieu des années 1990 pour des raisons de sécurité.

 

D'autres  publicités encore assez fraîches à l'entrée de Monnaie.

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L'une pour un apéritif qui fit les beaux jours de la réclame du XXe siècle: "Dubo, Dubon, Dubonnet". L'autre (très effacée) pour les fameux carburants bleutés Azur fondés par les frères Desmarais dont la station se trouvait à la sortie nord de Monnaie. Cette entreprise fusionna avec d'autres pétroliers pour créer la société Total en 1965. Cette fusion est ici concrétisée par la nouvelle marque qui a recouvert l'espace occupé initialement par Azur !

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Ma GS de 1973 stationnée devant un sympathique garage rue Nationale (sens Province-Paris) avec sa station service sous portique.

 

 

 

 

  monnaie-05-1.jpgLa sortie sud de Monnaie dans les années 1930. L'hôtel-restaurant de l'Epérance (avec le panneau "Les Routiers" lui aussi) fait face à un poste d'essence (transformé plus tard en station-service, elle même recyclée aujourd'hui en boutique de fleuriste).

La RN10 quitte Monnaie par une belle allée de platanes encore intacte. Elle coupe la ligne de chemin de fer Tours- Châteaudun avant de pénétrer progressivement dans l'agglomération tourangelle.


 

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Située entre Monnaie et Tours, cette station-service Avia à l'abandon depuis une dizaine d'années attend sa démolition.

La route effleure la grange de Meslay (ancienne grange du XIIe siècle qui dépendait de l'abbaye de Marmoutier) où se déroulent aujourd'hui des concerts de musique sacrée.

 

tours03.jpg La RN10 traversait le 31è régiment d'aviation de Saint Symphorien comme le montre ce cliché des années 1930. L'extension du camp militaire et l'augmentation du trafic routier obligent les pouvoirs publics à dévier la route par l'ouest du camp devenu base aérienne 705 au début des années 1980.

 



Pour la (toute) petite histoire, en 1970, mes parents ont vu leur voyage de noce s'arrêter ici même après seulement quelques kilomètres parcourus. Leur 2 CV vert embrun de 1961 fut percutée à l'arrière par un conducteur distrait...

 

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L'ancien tronçon de la RN 10 est donc "enfermé" au sein de la base 705. Il est devenu une route de liaison entre les différents locaux de cette base aérienne, l'une des plus vastes de la région Centre.

La RN 10 est désormais complètement absorbée par l'agglomération tourangelle, quelques platanes sont toujours là, de plus en plus victimes des zones d'activités en perpétuelle extension. 

 

C'est au plateau de la Tranchée (km 229) que la route se transforme en une grande méridienne nord-sud traversant la ville de Tours sur près de sept kilomètres. Aménagée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, cette grande artère déplace l'axe de la ville vers l'ouest et modifie de facto le tracé de la "grande route d'Espagne".

tours-04-1.jpgSur cette vue du début du XXe siècle, la route de Paris débouche à gauche, celle du Mans (RN 158) à droite. La Tranchée est d'ailleurs à l'époque sur la commune de St Symphorien qui sera absorbée par Tours en 1964.  Notez la publicité peinte pour les Huiles Renault et le tramway à l'arrêt. C'est aujourd'hui un carrefour bien encombré surtout depuis que les travaux de la reconstruction (!) du tramway ont débuté.

La Tranchéedescend donc le coteau nord de la vallée de la Loire un kilomètres. Elle longe l'une des plus fameuses tables régionales voire nationales, le restaurant de Charles Barrier, trois étoiles au Michelin pendant longtemps.

 

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Au pied de la Tranchée, une "barrière" marquait la séparation entre les communes de St Symphorien et de Tours. Les deux bâtiments d'octroi visibles de part et d'autre de la photographie existent toujours et une plaque de cocher y est encore fixée. Celle-ci indique la direction de Monnaie, elle fait aussi référence à la bifurcation avec la RN 158 au sommet de la Tranchée. Contrairement à beaucoup d'autres plaques de cocher, souvent recouvertes par une corrosion de surface, celle-ci  arbore encore son fond bleu et ses lettres blanches.

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Issues du formidable site CICLIC qui collecte et numérise d'anciens films amateurs de la région Centre, deux petits films d'un amateur ont immortalisé une station-service située au pied de la Tranchée.

Le premier date du milieu des années 1930, le second du début des années 1950. On peut y découvrir quelques "tranches de vies " de la famille Villechalane mais surtout l'activité de leur station avec à la clé, de belles vues sur le pont Wilson et la ville de Tours. Ces documents raviront aussi les amateurs de véhicules d'avant-guerre et des années 1950. On peut par exemple apercevoir de belles américaines mais aussi l'une des premières 2 CV Citroën "Type A". Source images: Ciclic

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 La route entame la traversée de la Loire via le "pont de pierres", bâti entre 1765 et 1778, lors des grands travaux d'urbanisme qui transforment la capitale tourangelle. Enjambant "le fleuve royal" sur plus de 400 mètres, ce pont de quinze arches a supporté le trafic, sans cesse croissant, de la route d'Espagne jusqu'à l'ouverture de l'autoroute au début des années 1970.

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Nous suivons toujours la famille de Gérard et leur Ami 6 en route vers l'Atlantique tentant ici de se frayer un chemin sur le pont Wilson. La traversée de Tours s'annonce difficile...

 

 

tours-06-2.jpgLa famille de Gérard a pu gagner de précieuses minutes à partir du 6 avril 1973 avec la mise en service du tronçon de l’autoroute A 10 longeant l’agglomération tourangelle entre Parçay-Meslay et Chambray les Tours soit 18 km. Une première portion avait ouvert en 1970 entre Tours-centre et Chambray. La "3 CV" familiale lancée à pleine vitesse (110 km/h pour ce modèle 1966 !) est prête à attaquer la côte de St Avertin avant d’être contrainte de quitter l’autoroute à Chambray et d’être ramenée sur la RN 10 à la hauteur du Restoroute. Il faudra  attendre 1977 pour gagner Poitiers par l’autoroute. A droite de la photo, le quartier des Fontaines sort à peine de terre.

 

tours-06-1.jpg Le pont de pierre à la fin des années 1930 s'appelle depuis une dizaine d'années pont Wilson en l'honneur du président des Etats-Unis (Tours ayant été une importante base américaine au cours de la Grande Guerre). Quelques voitures (dont une Panhard Dynamic) sont stationnées sur la place Anatole France, la circulation sur le pont est limitée à quelques camions.

 

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En s'effondrant, le pont Wilson défraya la chronique en mars 1978,  l'évènement ne s'était pas produit depuis 1840. Le journal télévisé d'Antenne 2 en fit même un de ses principaux titres dans son édition du 10 mars 1978 (sujet traité à 5 mn 20s). Source image: INA

Cet écroulement contraint à dévier, non sans mal, le trafic de la RN 10 sur les autres ponts de l'agglomération. Le pont fut reconstruit et remis en service en 1982.

 

 

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Le Pont de pierres débouche sur la place Anatole France puis directement dans la rue Nationale. La RN 10 entre alors réellement dans la ville de Tours qu'elle traverse du nord au sud sur 6 kilomètres simplement ponctués par la grande place Jean Jaurès. Les bâtiments visibles en arrière plan (respectivement la bibliothèque et le muséum d'histoire naturelle) furent intégralement détruits lors des grands bombardements de juin 1940. Le nord de la rue Nationale fut rebâti dans les années 1950 dans un style plus contemporain.

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La rue Nationale à la fin des années 1950. La chaussée a été nettement élargie, les reconstructions des bâtiments sont achevées. L'église Saint Julien a échappé aux destructions. C'est juste derrière cet édifice religieux que s'est tenu le congrès de Tours en décembre 1920 qui vit la séparation des socialistes français et la naissance du Parti Communiste Français.

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Sur ce cliché des années 1960, une Peugeot 403, un VéloSolex et  trois Citroën (une DS 19, une Ami 6 et une 2 CV) s'apprêtent à franchir la Loire alors qu'une Simca P60 s'enfonce dans le centre ville.

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La rue Nationale en direction de la place Jean Jaurès dans les années 1930. Les façades des immeubles sont encore celles du XVIIIe siècle. Avec les hôtels de l'Univers et du Métropole, L'hôtel du Faisan était l'un des établissements parmi les plus réputés de Tours à la fois par la qualité de ses services et par son caractère architectural. Dotée de cinquante chambres dont quarante ont l'eau chaude et l'eau froide et sept une salle de bain selon le Guide Michelin de 1925 ! La grande verrière "marquise" donne une idée du raffinement de la décoration intérieure. Totalement détruit par l'incendie consécutif au bombardement de juin 1940, l'emplacement de cet hôtel a aujourd'hui laissé place à la librairie "La Boîte à livres" bien connue des Tourangeaux.

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Photographiée "plus bas" dans les années 1960, la rue Nationale est bien encombrée en direction du sud lors des grands départs en vacances comme c'est le cas ici. Les caravanes, les voitures aux galeries chargées se faufilent à travers les fourgonnettes et le trolleybus. L'ouverture de l'autoroute n'est pas enore d'actualité.

Devenue rue piétonne depuis le début des années 2000, seuls les bus et les vélos sont autorisés à y circuler. Le tramway la (re)traversera en 2013.

 

tours-13.jpgLa rue Nationale (dans la pénombre à droite) débouche sur la place du Palais de Justice devenue place Jean Jaurès au coin de l'Hôtel de Ville. Véritable "cœur" de la ville de Tours, cette place est à l'intersection des deux axes majeurs de la ville.

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Devenue avenue de Grammont, la RN 10 continue son chemin vers le sud. Elle est ici visible depuis la lunette arrière de l'Ami 6 paternelle de Gérard en avril 1971. Toujours bordée de ses arbres, elle est encore l'objet d'un trafic dense. Des couloirs de bus (bientôt remplacés par le tramway) et des pistes cyclables ont été aménagés depuis quelques années.

 

 

 

tours-15.jpgL'avenue de Grammont au début du XXe siècle, la chaussée est encore pavée et convexe ce qui permettait d'évacuer l'eau de part et d'autre.

 

tours-16.jpgLe 56 de l'avenue de Grammont a été, pendant plus de soixante ans, occupé par le grand garage Citroën de Tours.  

Initialement, le garage Pichard était un dépositaire des pneumatiques Michelin, les fameux "stock Michelin" mais aussi une agence multimarques parmi FIAT, Panhard, Chenard et Schneider. Dès le début des années 1920, André Citroën cherche à multiplier ses points de vente en France. La famille Pichard obtient la concession du constructeur aux chevrons en 1920 mais reste aussi agent Panhard. Ce garage idéalement situé sur la RN 10 avait une annexe rue Michel Colombes.

 

tours-17.jpgLe modeste atelier fut transformé en 1932 en un grand garage moderne de six niveaux à l'architecture d'inspiration "art déco" qui restera en activité jusqu’en 1985.

Il fut cependant secondé par une grande succursale moderne "Banville" à Joué les Tours, à deux pas de l'usine Michelin. Cet immense atelier fut lui-même désaffecté au début des années 1980 pour être recyclé en centre commercial...

 

tours-18.jpgLe 56 avenue de Grammont par une froide matinée de janvier, rien n'a vraiment changé à part l'ajout du mobilier urbain.  

 

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C’est aujourd'hui un parking privé qui a, fort heureusement, conservé sa façade d'origine. La municipalité l'aurait d'ailleurs "classé" comme patrimoine de la ville.

Le rez-de-chaussée du grand garage abrite aujourd'hui un petit centre auto.

 

 

 

 

 

 

 

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A gauche, les restes d'une publicité peinte pour le jambon Olida au sud de l'avenue. Le bâtiment a été démoli en 2010 faisant aussi disparaitre la deventure très "seventies" du pressing. A droite, petite station-service située à deux pas de l'avenue.

tours-22.jpgL'avenue de Grammont s'achève quelques dizaines de mètres avant de franchir le Cher. C'est ici que l'autre bureau d'octroi était implanté, marquant la limite sud de la ville. Cette "Barrière de Grammont", pendant méridional de la "Barrière de la Tranchée" vue plus haut, a été démolie lors de l'aménagement du carrefour de Verdun.

La barrière est encore matérialisée au début du XXè siècle par une grille qui laisse passer des cyclistes et le tramway entrant sur Tours. La ligne de tramway, démontée après la seconde guerre mondiale à l'époque du "tout-automobile" reverra le jour en 2013...

 tours-23.jpgLa traversée de Tours s'achève par cette vue du sud de l'avenue de Grammont de la fin des années 1960. Le carrefour de Verdun a remplacé la barrière de Grammont tandis que la RN 10 file vers le sud en traversant le Cher. Le quartier des "Rives du cher" sort de terre.

 

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